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Dans mes silence ou règnent ces lueurs lointaines,
Immenses reposoirs de mes farouches illusions
Que le temps transperce sans peine,
J’atteins parfois ce vide sans fond, sans plafond,
Gouffre d’une déchéance âprement ressentie
Que nos mémoires terrifiées lentement emplissent
De douleurs anciennes aux bras maudits,
De l’homme, de ses enfers complices.
Hélas ! Je suis déjà mort, n’ayez crainte,
Un voile épais de violence m’a fait vaciller,
Et là bas aux cris lancinants de vieilles plaintes
Je n’entends plus que nos pas éparpillés
Cherchant, fourbu, l’écho d’un mot d’amour,
Là, sous le cerveau d’âmes plus qu’épuisées
Qui vont rampant pour atteindre le jour
De leurs membres fragiles et surannés.
Il vont sur l’envers du temps qui s’est tu,
Là où nos illusions finissent par se rendre,
Ecoutant les louanges d’un ciel suspendu
En espérant qu’il finisse par les entendre.
Dans les cités ne marchent que des morts,
L’œil inquiet, et sous leur front blanc
D’insoutenables nuits ou s’entremêlent des corps
Qui n’ont d’attrait que ces gouffres permanents.
Dans les cités les âmes se sont flétries,
La lumière du jour a percé le vitrail
Et l’autel silencieux au fond de la nuit
Ne sonde plus nos pâles entrailles.
http://www.youtube.com/watch?v=fjjPHG8P0xw#
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