|

Nous aurons de beaux hivers
Une lune pâle sur la mer , mon regard ailleurs
Sondant ces horizons au murmure incertain
Et cette déchirure, là, au bas de mon cœur,
De nos vie délivrant leur dernier parfum.
Non, ne plus se retourner sur ce qui fut,
Dans cet immense vide qui résonne,
Notre vie chassant, à la clarté, nos pas perdus,
Apprivoisant inlassablement de vieux automnes.
Ne plus regarder, quand s’achève le jour,
Les nuits profondes usées de ces temps,
Et déposer une larme, un baiser, mon amour,
Sur tes lèvres chaudes comme un jeune amant
Ah ! nos hivers seront bien longs, tu sais,
Et de fous printemps en tendre ivresse
N’auront pour nous plus le même attrait,
Ils se seront endormi dans un lit de tendresse.
Mon regard s’éternisant sur d’inlassables aurores,
S’y noyant, semblant vouloir les retenir
A chaque fois dans d’immenses efforts,
Et c’est comme si j’étais entrain de mourir.
Mon souffle inquiet et fragile les entend,
Voyageur d’un autre temps qui vient,
Quand le mien se perd aux quatre vents,
Epousant l’éphémère chaque matin.
Nous aurons de beaux hivers, mon amour,
Des printemps voilés aux parfums tendres,
De nos nuits, nous en ferons le détour
Pour que la vie vienne nous surprendre.
Nous irons voir grandir le rameau fragile
Aux saisons généreuses, sans crainte de vieillir,
Sans maudire ce qui s’achève sous ce grand ciel
Où se perd le temps, ou meurent nos souvenirs.
Pardon d’avoir été absent quelques jours, un chagrin causé par la perte d’un petit animal familier de 18 ans en a été la raison.
http://www.youtube.com/watch?v=9rkT7GiGgtw#
|