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L’envol
Ils sont là, sur le quai de l’errance,
ceux que l’on n’a pas voulu bercer,
ceux dont le cœur se nourrit d’absence
Sous ces ciels tout mouillés,
Les yeux dans le lointain
Fixés aux horizons plaintifs,
Ils cherchent ces doux matins
Dans ces aurores maladifs,
Ils s’envoleront de leur nuit,
Lassés de tristesse infinie,
Vers ces lueurs qui vous appellent.
Il iront, ces enfants du hasard,
Sortis d’infinis brouillards,
Trouver l’amour en sommeil.
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