|

J’ai bâti à l’horizon
J’ai bâti à l’horizon de ta vertu
Une grande bâtisse pleine d’imprévu,
Au milieu d’un grand carré
De verdure et de baisers égarés.
Au-dedans de notre demeure,
Des salons feutrés aux douces lueurs,
Aux canapés sages et muets
Qui n’attendent que tes soupirs, tes projets.
Au plafond, des lustre bleus,
Bleus comme le ciel, comme tes yeux.
Sur le rebord des fenêtres,
Ton sourire, chaque jour à renaître.
Des fleurs, des fleurs partout,
Des parfums sur tes joues,
Des miroirs si grands
Pour que je te voie tout le temps.
Au fond du jardin, une piscine
Entourée d’un mur de glycines
Où se côtoient des tas de rosiers
De couleurs multiples, jamais fanés.
Des nuages, pour protéger ta peau
Du soleil, quand il fait chaud.
Des murailles jusqu’au ciel
Pour qu’elles te protègent du sommeil.
Des matins à faire pâlir la nuit,
Dans tes regrets épanouis.
Des colombes portant la nouvelle
D’un nouveau né qui s’éveille.
Une chambre rose et bleue,
Rien que pour vous deux.
Des crépuscules au rythme fou
Appelant le jour jaloux.
Et un coffre d’acier
Pour y enfermer ton cœur sans pitié,
Pour que tu m’aimes jusqu’aux horizons
De ta demeure, ma prison.
|