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Le doute
J’irai non loin de ton écueil
Dans un vaste désir de paix,
Me prosternerai sur le seuil
De l’éternité que tu sais.
Je ne pourrai plus regarder au dehors
Car seule mon âme vivra,
Me chasseras tu moi qui m’endort
Et vais vers toi.
Je ne craindrai pas ta colère
Quand ton regard sur moi se sera posé,
Quand mes péchés devenus poussière
Par toi, me seront pardonnés.
Mon dernier péché aura été le doute
Moi qui suis cloué sur ma vanité,
Et qui suis déjà en route
Vers le silence de l’éternité.
Oh ! je doute mais j’espère
Le doute n’est pas un renoncement,
Je t’ai tant cherché dans mes prières
Ai je seulement eu le temps.
Ai je vraiment puisé au fond de moi
Pour qu’enfin tu m’éclaires,
Le doute me hante, où est ma foi,
Moi qui ne suis plus que vie de misère.
J’entends déjà, est ce ma conscience,
Se réjouir de ces voix lointaines,
Interrompre le vide, le silence,
Qui m’obsèdent et me peinent.
Oh ! je doute, infâme incertitude,
Sont ce des anges qui m’appellent
Ou mon esprit qui joue de turpitude,
Oh ! mon Dieu que le doute est cruel.
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