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Fleurs de cyste
Ile de beauté
Elle est comme ces regards innocents
Et joyeux que caresse le vent.
Sentier touffu où l’arbousier
Semble un instant vous saluer ,
Je longe ce vieux mur,
Témoin d’un passé bien dur,
Où le temps semble s’éterniser
Sans trop le blesser.
Il disparaît puis réapparaît,
Glissant entre les genêts,
Mon regard s’en amuse
S’illuminant de ses ruses.
Un milan royal plane là,
Sous le soleil de ses éclats,
Majestueux, comme suspendu
Au songe du temps perdu.
Le maquis épais semble vous prendre
Dans son étreinte et vous attendre.
Mille odeurs vous assaillent,
Parfums écorchés de broussailles.
Je m’arrête, soudain émerveillé
Au chant d’un perdreau tout gai.
Ces moment sont des offrandes
Du temps qui vous commande,
Il sont comme ces nuages déchirés
Se rappelant de doux étés.
Escaladant la roche granitique
J’aperçois la mer aux reflets antiques,
Ces vagues horizons dans le lointain
Aux parfums incertains.
Reprenant mon chemin peu à peu
Je dois me baisser sous les épineux,
Comme un sanglier me plier,
Au jeux d’un maquis sans pitié.
Un passage de palombes, imprévu,
Coiffant l’horizon nu,
S’évanouit dans le lointain
Vers d’autres clairs matins,
Mon regard attentif s’y noie,
S’y perdant encore une fois.
Des lentisques, hôtes de ces lieux,
Au parfum loin d’être frileux,
Côtoient les cistes en fleurs,
Violettes ou blanches, sous les lueurs
D’un Phébus bienveillant
Bientôt sur le couchant.
Les ombres peu à peu s’éternisent,
Il me faut rentrer, la nuit promise
Sera encore au rendez vous,
Se jouant de mon regard jaloux.
Demain, bien avant l’aube chétive,
Ses lueurs tendrement hâtives,
De mes yeux encore endormis,
Je te donnerai ce regard promis
A l’éveil d’un jour nouveau
Qui se fera encore plus beau .
Pour toi Ivydall pour ta gentillesse, amitié Agrippa
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