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La nuit semblait
La nuit semblait s’ émouvoir
Sur le long chemin obscur
Qui mène à ces grands soirs
Où se referment les blessures,
Et l’hôpital, prudemment assoupi
Sous ce ciel où rien n’écoute
Où plus rien n’est promis
Quand l’éphémère trouve sa route,
Nous ouvra ses portes grinçantes,
Puis à l’étage de nos peurs
Ce long couloir qui nous invente
Des songes et des rumeurs.
Une blouse blanche, oh ! froideur,
Et cette porte entre-ouverte
Où ne sonnent plus les heures
Qui venaient nous promettre.
Des sanglots qui vous étouffent
Dans l’écho de la mort
Où les âmes sondent les gouffres,
Lassées mais sans effort.
La nuit a déchiré les vieux amants,
Les lèvres meurtries se penchent
Sur des sables mouvants,
Sur l’aube qui se fait plus blanche,
Et là bas sous la grande voûte,
Par les champs fleurdelisés,
Elle s’est mise en route
Sous nos yeux tout brouillés.
Pour toi Vincent, pour ta maman partie loin, trop loin, à toi mon ami de Corse pour qui j’ai vécu ces moment douloureux, parce que
tout simplement il est ce mot si précieux : amitié.
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