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Cimetière marin de Bonifacio
La Toussaint
Ce soir le ciel rougi
Embrase un chant de douleur
Aveuglant les fleurs meurtries
Sur les tombes que l’on pleure.
Les bougies habillées de rouge, vacillent,
Faisant danser les ombres endolories
Au dessus de la mer qui brille,
Berçant no âmes qui prient.
Que la nuit est éphémère
Quand les bougies prient
Et finissent par se taire
Sur vos yeux endormis.
La nuit s’avance indolente,
Elle vient doucement pâlir
Sur les lueurs vacillantes
Des chapelles qui s’étirent
Comme un long cortège
Où se heurtent nos mémoires
Que le temps meurtri et abrège
Au fond de nos miroirs.
Que la nuit est éphémère
Quand les bougies prient
Et finissent par se taire
Sur vos yeux endormis.
Les allées guidant nos chagrins,
Rassasiées de nos pas lents,
S’engourdissent au petit matin
Caressées par le vent.
Et le jour qui vient,
Amer et pâle,
Retient nos chagrins
Sur la mer étale.
Que la nuit est éphémère
Quand les bougies prient
Et finissent par se taire
Sur vos yeux endormis .
A ce petit cimetière d’Olmeto niché dans la colline surplombant la mer
Par la multitude de petites bougies rouges, les cimetières corses s’embrasent, la nuit de la Toussaint.
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