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De ces deux chemins,
Peu importe, demain, aujourd’hui, tout est bien.
Tout est réuni, le jour est clair, il ne manque rien .
Je suis de ce que l’on appelle, comme vous diriez,
Un humain par le temps chahuté.
Ma mélancolie ne me lasse point
Au creux des jours et des matins.
J’aime voir les fleurs flâner au vent,
Les voir s’épanouir sur les marches du temps.
Quand elles viennent à se faner, j’en suis triste mais résigné.
D’autres viendront après moi, pourquoi se désespérer ?
Pour moi, un ciel sombre est des plus vivant,
Tourmenté et rougi d’un soleil couchant.
J’aime deux saisons, plus que tout, le printemps, l’automne.
Oui, l’automne, ses bruits familiers qui raisonnent
Comme celui des feuilles mortes sous mes pas,
Le flou d’un paysage, d’une brume, au voile si bas,
Le timide chant du rouge gorge vagabond,
D’une aube sortie de ses frissons.
Mes tristesses, mes joies, me nourrissent sûrement,
Sur les vagues montueuses du temps.
Quand la première vient, pleine de malice,
Accompagnée de larmes complices,
Je la laisse faire naufrage
Sur les allées du temps, de ses ombrages.
Quand à la seconde, éphémère et vagabonde,
Rare parfum qui parfois m’inonde,
Comme celui des lilas de mon enfance
Voilant mon adolescence, mon errance,
Je la chéris au plus profond de moi.
Elle est sœur de mes doux souvenirs, de ma foi,
De ces lointains horizons lumineux
S’approchant de moi peu à peu .
Je suis dans la lumière et je porte la nuit,
Cette nuit profonde criant le silence infini.
Il n’y a pas de vie sans ombre, sans joie,
Du premier cri qui nous délivra
A la source d’un silence parfait,
Profond sommeil, ou le rêve se tait.
Peu importe ce sommeil sans couleur,
Poussière d’un temps révolu, vide de rumeur.
Peu importe ce dernier combat
Si j’ose dire que je porte la foi en moi.
Je verrai cette indicible lumière
Et, de ces deux chemins, j’en aurai fini de mes prières.
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