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Bien plus que le silence
Les vents assoiffés de fructueux tourments
M’ont raconté, la terre, les cieux,
Et de ces songes, confusément,
Je m’en remettais à Dieu.
Sous le lourd fardeau de l’existence,
D’une pénétrante et sombre incertitude,
J’ai cherché bien souvent ma délivrance
Et n’ai trouvé que d’âpres certitudes.
Qu’il faudra m’en retourner
Et ne plus rien espérer,
Les yeux clos, privés d’images,
Absolu silence, fruit du néant,
Loin de ces incertitudes d’antan,
Obscur et lointain rivage.
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