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Ce long défilé poétique
Une à une les lettres s’alignent,
Les mots s’habillent de phrases
Pendant que les heures déclinent
Sous ma plume en extase.
En écoutant le bruit du temps,
En écoutant ces silences
Qui vont vibrant
Tout au long de mon existence.
Et puis je parcours
Ce long défilé poétique
De vos poésies d’un jour,
De clic en clic.
Ah ! aujourd’hui, Wendy, enfin !
Sera-t-elle triste ou gaie
Elle qui prit ma main
Quand mes écrits sombraient ?
Tiens ! aussi Niala,
Chère et tendre amie
que j’ai cherchée comme forçat,
De ma plume, de mes insomnies.
Catherine, sentinelle poétique,
Virgule de mes poèmes,
Comme un point sympathique
Sur mes mots qui se promènent.
Voilà Vincent qui chante
Comme les blés, au vent doux,
Et ses vers qui me hantent
Dans mes nuits aux songes flous.
Il est là Dago, inlassable pèlerin
De ces longs rivages,
Scrutant dans son écrin
Ces mers qui n’ont plus d’âge.
J’aperçois Patrick dont je bois les mots,
Des images se collent aux blessures
Dans mon pauvre cerveau,
La vie a beaucoup de clés mais peu de serrures.
Ivy, comme inlassable hirondelle,
J’attends patiemment son retour,
Je sais que de ces ailes
Elle viendra faire un petit tour.
D’autres, je n’ai point cité,
Poètes que mon cœur entend,
Mais le temps, douloureux sablier,
Ne m’en donne point le temps.
Ephémères poèmes d’un jour,
Comme le doux coquelicot,
Il viennent faire un petit tour
Puis s’évanouissent comme flaque d’eau.
Et puis ce sommeil, gourmandise
De mes lassitudes quotidiennes,
Je ferme cet écran, où mes yeux s’enlisent
De vos joies, vos peines.
La nuit bercera les poètes,
Lentement, le jour se fera plus vaillant
Je serai encore à ma fenêtre
A regarder passer le temps .
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