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Impossible promesse
Qu’est ce donc cette ivresse qui m’étreint
Moi qui ne suis plus qu’un lac endormi,
Quand dans ses profondeurs l’amour se plaint,
De vos lèvres closes, d’un jour promis.
Absente et délicate créature
La puissance de mon regard n’y suffira pas,
Voyez mon corps, triste masure,
Qui bientôt m’engloutira.
Quelle impossible promesse
Dans ce décor qui se lamente,
Quand les heures fanées se pressent
De m’éloigner de vous, si charmante.
Oh ! ivresse, liqueur éternelle,
Les mots vous suffiraient ils,
Voyez déjà je chancelle
Comme un triste mois d’avril.
Pourquoi me terrasser
De votre regard fuyant,
Vos lèvres se sont elles lassées
De tous nos printemps.
Je vois déjà vos larmes feignantes,
D’une clarté douteuse,
Descendre mollement sur les pentes
De vos joues flatteuses.
Impossible promesse que votre amour,
Le temps a épousé ma vieillesse
Votre cœur est devenu sourd,
Mais ce n’est pas lui qui me blesse,
Le temps m’a donné ce qu’il avait,
Ouvrant mes poumons,
Ce soir il n’est plus que regrets,
A en oublier son nom.
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