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elles se rassemblent au pied des arbres en cercle
à la recherche d’un auditoire comme font les vieux
ils ont la peau jaunie des pertes de mémoire
leur vue se brouille comme les vitres derrière la pluie
ils se savent impuissants on les sent malheureux
leurs mains rêches et sèches ne cessent de trembler
leur peau est aussi fine que du papier à cigarette
Souvent elle se déchire et se marque de bleus
Et l’on voit de grosses de veines qui saillent comme des nœuds

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