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Les quatre vendangeurs
J’entend le soir qui descend comme une fièvre
Au dernier chant d’un merle amoureux,
Dans le vague soupir du jour en trêve
Se répandant jusqu’aux cieux.
La mer est calme, presque absente,
Oubliée par les vents voyageurs
Qui descendaient furieusement les pentes
Du mont des quatre vendangeurs.
Ils étaient quatre, aux dernier sillons,
Quant la foudre les a emportés
Avec le vent en tourbillon,
Par l’orage chahuté.
J’entend le soir, comme une plainte,
Jusqu’à la mer étale,
Refermer douloureusement son étreinte
Sur leurs visages si pâles.
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