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Hier ne se tait jamais
Aujourd’hui l’été s’est tu et tu m’as dit
Que les fleurs se fanent un jour, étourdies,
Tu m’as dit que les peines jamais ne durent
Et que s’envolent derrière le ciel azur
Tous les mots les plus amers.
Mais sais tu, ma mère,
Si, quand je serai grand,
Ces choses tristes au dedans
Je pourrai m’en guérir,
Et m’en détacher sans souffrir.
Oh ! dis moi ma mère si l’amour
Est éternel, que sont longs les jours
Quand l’absence cruelle
Dure plus qu’un jour sans lui, sans elle,
Dis moi combien l’amour est joyeux,
Que ce n’est pas un jeux,
Que les amants s’aiment toujours,
Que jamais ne meurt leur amour.
Oh ! ma mère si le ciel est voilé ce soir
Se penchant sur tes habits noirs,
Qu’il assombrit tes yeux,
Que quelques larmes coulent peu à peu,
Dis moi Ô combien tu l’as aimé,
Dis moi : où est il allé ?
Oh ! ma mère, de ces deux chagrins
Me tourmentant soir et matin,
Celui de son absence, de ta peine,
Dis moi où ces jour m’entraînent,
Dis moi combien de temps, de chagrin,
Pour tarir mes yeux un seul matin,
Dis moi que ton sourire n’est pas celui des larmes
Qu’il est celui que mon cœur réclame,
Que là haut mon père te console
Dans ces nuits où tout se désole.
Oh ! mon père puisque ton repos est si grand
Qu’il transperce le temps,
Di moi s’il est une blessure éphémère
Moi, qui de ces jours désespère.
Oh ! mon père, toi qui es là haut,
Sèche ces larmes puisqu’ il le faut,
Puisque l’amour est éternel
Et que sans réponse j’ai tout appris d’elle.
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