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Au silence
J’écoute le silence
Qui me remplit de mots,
Jeter son voile immense
Sur mes pauvres os.
Je sais qu’avec toi
Tout finit,
Que nos vies s’y noient
Pour des temps infinis.
Mais ton murmure si doux
Venant caresser mes songes,
D’un soir, entre chien et Loup,
Me fait oublier le temps qui ronge.
Es tu si généreux
Quand tout finit,
Ou jettes tu tous les aveux
Sur nos corps sans vie ?
Je ne te crois pas si sombre
Puisque tu es éternel,
Puisque ta douceur est sans ombre
Quand nos âmes se perdent dans le ciel.
Seras tu plus profond
Que des gorges inertes,
Pourrai je encore prononcer ton nom
Sur ta douceur offerte.
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