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Cœur frêle
De mots muets
D’émotions en dérive
Comme le sablier
Qui compte les grains de sable
Comme les mots qui coulent
Doucement à contretemps
Pour ceux qui subsistent l’abandon
O ! Bonheur
Je t'interpelle
Fragiles sont mes mots
Les expressions odieuses
Font si mal à mon coeur
Que ma chair se sépare de mon corps
Un tremblement intérieur
S'empare de tout mon être
Jusqu’à ce qu’il devienne clouer
Sous la croix en larmes
Pourtant je me battrai jusqu’au bout
Réclamant un peu de soleil
Pour profiter de la tendre chaleur des vifs rayons
Je tourbillonnerai jusqu'au tréfonds de la flamme
Je deviendrai aussi l'abat-jour bleu sur la lune
Je tamiserai la lumière calme des phares
Et je laisserai au sol mon corps voluptueux
Que mon amour marquera de son indélébile signature.
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