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L’ange d’entre deux portes
Le voilà, ce jour loin de ma mort,
Ce voyage léger où mon âme s’envole
Comme l’oiseau des mers au dessus des ports
Cherchant le marin qui les nourrit et les console.
Le voilà, cet ange qui me sourit dans la lumière,
Mon âme en voyage puisse-t-elle l’attendrir,
Est-ce à moi qu il sourit ou à mes frères,
Voudra t-il m’ouvrir la porte si j’ai fait souffrir.
Que feras tu de mes cendres froides, de mes pensées, je n’ose
Espérer qu’elles ne se transforment en un tapis de fleurs,
Moi, en ce jour, qui ne suis plus grand-chose
Et qui n’entend déjà plus les pleurs.
M’ouvriras tu la porte du paradis
Pour y retrouver les âmes aimantes,
Ce lieu me serait il interdit
Et faire de moi une âme errante.
Si tu ne veux pas de moi, fais que je me réincarne
En un oiseau des mers
Où d’un vol silencieux, sans âme,
Tu m’auras permis d’échapper à l’enfer.
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