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David, ou pensées posthumes
Oh ! Je connais ta douleur
Comme un fardeau docile,
Mêlée de sanglots, de peurs,
Privée d’asile.
Je connais ton sourire caché
Qui apaise ma douleur,
Et les parfums voilés
Qui dans mon cœur se meurent.
Ton chagrin me tourmente,
Ne pleure plus, je veux voir tes yeux
Briller de lueurs apaisantes,
Venir m’enivrer jusqu’aux cieux.
Mon amie, dans la montagne
Je me suis allongé
Avec ce qu’accompagne
Un lit d’éternité.
Et je vois dans l’abîme
Ton visage et ceux de ma chair
Gravissant les cimes
Au-delà des éthers
Et s’épanouir dans un bonheur infini
Exhalant vos sentiments
Que les douleurs ont appesanties
Et venir baiser mon front au firmament.
Et Cargiaca, mon havre, mon berceau,
Venir égrainer les saisons orphelines
Déposant leur voile pur sur mon tombeau
D’une clarté insigne.

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