|

Léo Ferré
Oh ! c’est simple comme une cigarette
Quand ta gueule me vient, et repasse
Dans ma drôle de tête
Où les choses viennent et s’amassent.
Toi, ta poésie tu la chantais au piano,
Et la rime orpheline
Elle est dans la rue, pour des idiots
Qui se moquent du spleen.
Ta gueule, comme une misère qui s’en moque,
Dans la fumée d’un bar atroce
Ou l’on entend gueuler comme des phoques
Des putains féroces.
Ta gueule, comme un mouchoir qu’en peut plus,
Qui déverse le désespoir
Sur nos idées perdues,
Ta gueule, j’voudrais bien la revoir.
Léo mon ami, mon frère,
Au rayon qui n’intéresse plus personne,
Quand la nuit vient et se laisse faire,
Moi j’entends encore ta voix qui résonne.
Et tes mots masqués d’images
Pour des aveugles polis
Qui se moquent des rivages
Où l’amour meurt étourdi.
Et tes larmes au dedans,
Quand tu baisais ta marseillaise
Qui crevait les perdants
A Verdun, dans le feu et la braise.
Oh ! c’est simple, ça dure trois minutes,
Les romantiques, avec le temps, d’autres tellement extra,
Ca me met en vrac, ça ce dispute
Dans mes tripes quand elles traînent dans ta voix.
http://www.youtube.com/watch?v=gLDZwakJV6A&feature=related#
|