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Folie
Heureux, musardant, les fous
Le long des allées désespérées,
Ignorant les parfums jaloux
Que leur cerveau ont délaissé.
Oh ! fou des bois et des villes
Dans quelle direction marches tu,
Si tu n’as point d’asile
Et que ton cœur est nu.
Je te vois regarder le ciel,
Qu’as tu vu que tes yeux n’ont pas vu,
Je vois tes mains s’agiter pêle-mêle,
Tu grimaces comme un enfant perdu.
L’espace à l’air de te surprendre
Entre abysses et ténèbres,
Quel mystère vient te surprendre
Pour qu’ainsi tu entrouvres tes lèvres.
Vois tu d’immenses portiques
Enjamber les océans,
Des voiliers fantastiques
Braver de furieux vents.
Entends tu des cris lointains
Qui appellent aux mornes souvenirs,
Entends tu des vents divins
Te faisant sourire.
Tes yeux illuminés et tristes
Comme des lunes encombrées,
Tu es comme un artiste
Que repousse l’humanité.
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