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On m’appelait Fœtus
De mon corps aux poumons clos
Du ventre de ma mère,
Mon berceau,
Des promesses aux choses amères
Je ne connaîtrai pas la délivrance
Et pourtant mon cœur bat pour toi.
Mon cœur craint l’absence
L’absence de tes bras.
Mes joues ne caresseront jamais ta poitrine
Mes lèvres auront toujours faim de toi,
Ton visage que mes yeux imaginent,
Mes cris bâillonnés, ne peuvent te dire je crois en toi.
Je meurs sans pouvoir sentir ta peau
Je ne pourrais jamais te protéger,
Ma mère, mon berceau,
Dans tes eaux je me suis noyé.
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