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Marie France
Oh! qu’il est cruel de vous voir fermer les yeux
Sur vos douleurs qui n’ont jamais cessé,
Vous perdre bien plus haut que les cieux
Mais si près de nos pensées.
Votre regard posé sur votre enfant,
Vous entendiez déjà ses plaintes
Et ses sanglots si grands
Privés de tendres étreintes.
Comment lui dire que pour vous la vie s’est fâchée,
Que vos mains ne pourront plus coiffer ses cheveux blonds,
Que bientôt il faudra vous cacher
Et, dans vos prières, lui demander pardon.
J’ai caressé de ma main votre visage,
Vous aviez pleuré sans elle, tant de fois,
Aujourd’hui vos souffrance devenues sages,
C’est votre enfant qui cherche vos bras.
Oh! dormez maintenant
Puisque notre douleur est consommée,
Il faudra tant de larmes et de temps
Pour apaiser ceux qui vous ont aimé.
Votre enfant qui ne vous entend plus,
Qui vous sent bien trop Loin, mais apaisée,
Regarde maintenant les astres, au ciel, suspendus
Et ses yeux, dans le ciel mouillé, semblent s’y noyer.
A Marie France jeune maman morte du cancer.
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