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Les voiliers de mon âme
Ils glissent avec le vent
Comme une écharpe,
Et ton visage au-dedans ,
Comme des doigts sur une harpe.
Ils viennent comme les nuages déchirés,
Nonchalants, sur mes yeux,
Dans le gris des années
Où j’ai tant parlé à Dieu
Ils sont des cris d’hirondelles
Qui réveillent mon cœur,
Dans leur ronde éternelle
Où sommeille mon bonheur.
Ils sont comme les marées
Qui nous reviennent de si loin,
Où des parfums désespérés
S’engouffrent comme on étreint.
O ! ne regardez pas mes larmes,
Elles viennent des douleurs
Que tout être a dans son âme
Elles ont toutes la même couleur.
Ce sont les voiliers de mon âme
Cachés comme des soleil voilés,
Et si je meurs, à ceux qui me réclament,
Je raviverai les fleurs fanées.
Et sentirai leurs parfums évanouis
S’étirant vers la lumière,
Dans un bonheur infini
Dansant sous mes paupières.
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