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Toi qui lis mes vers
Toi qui lis mes vers à cet instant
Qui les croit amers et douloureux,
Aromatisés au final encens
Entrevoyant des fonds bourbeux,
Qui, le front baissé et penseur
Voyage aux lueurs incertaines,
Par-dessus l’écume des moissonneurs,
De la terre, de nos peines ,
Crois bien qu’au seuil de mes affres
Il est un endroit sans fardeau
Où le beau lorgne l’âpre
Se tortillant comme un vermisseau
Et que j’y vois sans tristesse
Des fleurs fanées en larmes de rosée,
Des baisers qui n’ont plus d’adresse
Sur un chant d’amour dévoisé,
Que j’y vois des matin brumeux qui appellent
La morne saison,
D’incessants cris d’hirondelles
Au-delà de lointains horizons,
Et des nuit, des jours, exhalant
Des futurs au teint douteux,
Des crépuscules apprivoisant
De pauvres âmes peu à peu.
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