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Parfois, je vois des créatures
Parfois, je vois des créatures délicates
Torturées de beauté, jusque dans leurs gestes,
Venant mourir sur leurs joues écarlates,
Que leur sourire déleste.
Elles vont comme le printemps s’étourdir,
Faisant chanter leur blue-jeans à chaque pas,
Dans les rues tristes à mourir
Qui leur tendent les bras.
O, Satan, laisse ma triste cervelle,
Délaisse moi de ce fardeau inutile,
Car cette douleur qui s’éveille
Sera, une fois morte, futile.
Après que les jupons froissés
Par de guerriers combats de chair,
Les corps nus enchevêtrés
Auront fini de s’envoyer en l’air.
L’orgasme joyeux et libertin
Aussi vivace qu’un premier éclair
Se sera évanoui derrière les fusains
En refermant les fermetures éclair
Elle aura crié, griffé ou mordu,
Les cheveux défaits comme un théâtre poussiéreux,
Je l’aurai peut-être seulement aperçue
Après que j’aurai rangé mon nœud
O, Satan, pardonne moi de ne point obéir.
Je pourrais brandir toutes les oriflammes
Quand mon front aura fini de réfléchir,
Plus jamais je ne pourrai regarder une femme
Pardonne moi de ne point les faire jouir,
De ne point baiser leurs bouches offertes,
Non, elles ne le verront jamais grandir
Mêmes aux cuisses bien ouvertes.
Je ne te concéderai que mon regard
Sur leurs seins, leurs fesses bien rebondies
Où mes yeux juste par hasard
Y viendront s’y nicher sans hypocrisie
Le mal sera peut-être fait
Et je te vois déjà ricaner.
Pour ce maigre méfait ,
Dieu pourra t’il me pardonner
Nos regards ne seraient ils faits
Que pour la laideur,
Faudrait il se nourrir de l’imparfait
De corps plein de froideur .
Il est si doux de s’approcher du feu,
De le voir s’éteindre doucement
Comme un corps défait et joyeux,
Quand le désir s’en va mourrant.
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