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Le printemps à fini de peindre
Voici venir l’été vigoureux,
Le printemps à fini de peindre
L’horizon en bleu
Avant de doucement s’éteindre.
Il cherche encore
Quelque bourgeon endormi,
Quelque trésor
Que la nature à enfoui.
Il supplie le soleil trop ardent
De ne point meurtrir l’éphémère
Quand il s’élève nonchalamment,
A midi, au dessus de la mer.
Il pourra s’endormir, mais triste,
Il pourra pâlir comme le parfum des fleurs,
Il pourra ranger ses pinceaux, l’artiste,
Puisque l’été n’est plus rumeur.
L’été est enfin là, insouciant
Comme un tombeau affamé
Où va s’engouffrant
Le printemps désabusé.
II engouffre les lueur chaudes
D’un jour plein de sueur,
Et la mer, couleur émeraude,
Se lamente de ce qui meurt.
Il sépare les amants
Et, sous leur fronts clairs,
S’éveillent de douloureux sentiments
Au chant doux de la mer .
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