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Quel ange des cieux viendra
A l’horizon des lueurs éternelles
Sommeille l’indicible espérance,
Quand les âmes tristes chancellent
De la douleur vers la délivrance.
Et dans l’exactitude du temps,
Comme un long murmure,
Se dressent de vieux monuments
Aux songes de nos blessures.
O mon Dieu, gloire des hommes,
Qui vous penchez sur nos désastres,
Quand, de nous, l’étreinte informe
S’apprivoise de nos affres.
Quel ange des cieux viendra
Dans ce lieu fleurdelisé,
Qui, de cet instant, se souviendra
De ses années consommées.
O nuit des ténèbres fécondes,
Sous ton manteau aveugle,
Je viendrai à toi afin que tu m’inondes
Loin d ‘un théâtre qui beugle.
Que faut il que nous emportions
Dans cet envers renaissant
Ou vont les âmes par millions,
Quand nos guerres non plus de sang.
S’il est un vague paradis
Où les beautés célestes nous rajeunissent,
De ce déchirement qui m’interdit
La mort sera ma complice.
Elle sera ma maîtresse bienveillante
Me couvrant de ses baisers crépusculaires
Et dans son alcôve charmante
Elle me guérira de tous mes hivers.
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