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La barrière
De ses mouvements courbes comme un croissant de lune
Elle va et vient infatigable et docile,
Comme les jeunes filles blondes ou brunes,
Sans jamais se dire que les jours sont difficiles.
Faite de bois, de bric et de broc
Où mille services aux saisons,
Des hommes elle se moque,
Des allers retours à foison.
C’est quand au crépuscule sous le final,
D’un grincement de ses membres malades
Elle s’arrête à la lune pâle,
Immobile dans la nuit froide.
Si vous la découvrez aux milles détours,
Peut-être vous guérira t-elle d’un chagrin,
De votre funèbre amour,
Quand sur son bois vous poserez vos mains.
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