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La rumeur
Cette chair qui se rend
Avec au dehors l’indifférence,
Comme un souffle frémissant
Vers l’espérance.
Ils en parlent dans les couloirs,
Les visages blêmes ou vainqueurs,
En caressant l’espoir
Qu’il vive ou qu’il meure.
Entendez vous la rumeur
Qui court sur les chemins boueux,
Avec ses yeux qui ne pleurent,
Cachant leurs sombres aveux.
Et quand le mort va mieux,
O miracle ! pensent ils,
Ils accourent au chevet si ennuyeux
Pour des sourires imbéciles.
Et de leurs lèvres baveuses,
Ils baisent l’imprévu.
Cette mort rieuse
Qui n’en a pas voulu.
Ils ferment les portes
De leurs mains poisseuses
Aux idées mortes,
A la mort moqueuse.
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