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La vieille dame
Sur un vallon timide et tranquille,
Encore debout malgré son âge,
Elle se dresse usée et fragile
Où le temps ne semble pas avoir d’outrage.
Combien de regards sur ses pierres
Noircies par le tumulte des saisons,
Combien de printemps, combien d’hivers
Combien de soirées aux tisons.
La porte ouverte, jouant avec le vent,
J’imagine les âmes aller et venir
Sous des nuages noirs et nonchalants,
Traversant les âges des peines et des rires.
Sur le toit brossé par le vent et la pluie
C’est la nuit qu’accompagne la chandelle vacillante,
Où les jours s’égrènent et s‘oublient,
Laissant échapper la jeunesse fuyante.
La vieille dame, abandonnée aux saisons,
Que le temps semble avoir oubliée,
Comme si il lui offrait le pardon
Dont les hommes, de leur personne, l’avaient dépouillée.
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