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Dans tes rêves
Je suis entré dans tes rêves
Peuplés de maisons absurdes,
De lueurs qui se lèvent
Dans tes yeux plein d’incertitude.
Je t’ai suivi ouvrant les portes
Sans comprendre vraiment le sens,
Et de peur que tu n’en sortes
J’abreuvais le silence.
Tes yeux caressaient certainement des visages
Dans le flou de tes rêves imparfaits,
Et les plaintes sourdes envahies d’images
Semblaient s’émouvoir où tout renaît.
Voyais tu des arc- en- ciel,
Des montagnes aux sommets infinis,
Des aigles déployant leurs ailes
Enveloppant la terre trop meurtrie ?
Voyais tu ton visage d’enfant
Et des bras pressés, grand ouverts
Qui te prenaient éperdument
Aux jours d’anniversaire ?
Ta main a-t-elle caressé les murs
D’une maison inconnue ?
Ou cherches tu la serrure
Que tu n’as jamais aperçu ?
Je suis entré dans tes rêves
Et des gémissements à la nuit profonde,
Je n’ai pu comprendre ce qui en toi se lève,
Ai poussé toutes les portes dans ta ronde.
Je suis resté muet
Comme un ciel infiniment bleu,
Quand tes songes se lamentaient
Dans des rêves affreux.
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