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PARFUMS D’ORIENT
Ah ! Ivresse, toi que je poursuis
Dans mes crépuscules, mes aurores,
Toi qui ne connaît point l’ennui,
Abreuve moi de son corps.
Etre un peu ce supplice joyeux
Peint par l’ombre du vide,
M’éloigner peu à peu
Du temps qui se ride.
Je la verrai, là, endormie,
A moitié nue, à peine voilée.
Ses cheveux couvrant l’espace promis
Jusqu’au bas de ses lèvres parfumées.
Et là, dans son écrin d’orient,
Noyé dans ses cheveux noirs,
Dans un tourbillon d’encens
Près d’elle, venir m’asseoir.
Et d’une pénombre subtile
Où toute chose est promise,
Mon regard sur son doux profil
Qui se pâme et s’éternise.
L’odeur de jasmin que diffuse
Ses cheveux entrelacés
Ne cachera point de ruse
Si ce n’est le doux péché.
Ah ! ce baiser que tu me donneras,
Farouche et languissant,
De ceux que l’on n’oublie pas,
De ceux qui traversent le temps.
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