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J’ai ouvert la porte
J’ai ouvert la porte lourde et belle,
Et mes yeux en guenilles se sont ouverts
Sur la douce lueur du ciel,
Flattant les vitraux en prière.
Le silence semblait m’attendre inquiet.
J’espérais que personne ne le dérange,
Pour que du silence mon recueil soit parfait,
Pour qu’il fasse sourire les anges.
Les lueurs chaudes des cierges
Semblaient faire renaître les visages figés.
J’ imaginais les voir en cortège
Et mon regard sur eux s’incliner.
Au fond, l’Hôtel silencieux
Où se perdait l’obscurité,
Jouaient des anges joyeux
Sur le ciel en fresque tant mérité.
Les chaises bien sages
Semblaient entre elles murmurer,
Au silence, comme un hommage
Que le temps ne peut dévorer.
Sous les voûtes que retiennent les sanglots et les rires
Semblaient aller et venir à l’infini
Les pâles ombres qui se déchirent
Pour atteindre le Paradis.
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