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Poussé encore ma plume,
Moi pauvre poète, et de mes vers,
Cicatrisé les pensée en brume
De tout mes hivers.
Charmé le brin d’herbe qui vacille,
Endolori au vent d’automne,
Alourdi par la rosée qui scintille
Aux jours radieux qui se donnent.
Soulevé le voile de la nuit,
Et voir blanchir le berceau
Aux doigts du soleil de midi,
Musardant sur les ruisseaux.
Et de cet art vivifiant,
Sans cesse ouvrir les serrures,
Rajeunir les gouttes de sang
Dans leurs blessures.
Creusé les ténèbres lointaines
Quand les âmes triste s’agitent,
Jeté au tombeau nos peines
Qui sous mon crane s’abritent.
Taquiner le divin péché,
Lorgner, d’yeux vengeurs,
Des chairs du plus bel effet
Et languir de leur saveur.
Poussé ma plume là bas,
Dans ce jardin discret
Où il est un cœur qui bat,
Celui de mes langueurs, de mes regrets.
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