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Goujat !
Votre rôt fut exquis, madame
Et de mon rot ne vous offusquez pas
Il témoigne avec quelque éclat
De l’agrément que j’eus à votre bon repas !
Mais je vois à vos yeux que vous n’appréciez pas
Ce bruit qui choque trop vos goûts bien délicats
Si votre oreille a peur de quelques borborygmes
Je crains fort que l’amour soit pour vous une énigme
Et qu’aux joies du déduit vous ne trouviez de grâce
Puisqu’un bruit incongru déjà vous embarrasse !
Je me retire donc, et vous laisse à vos chats
De peur d’être traité par vous de gros goujat !
MARCEK
(A la manière de Dame Marcek, son poème « Goujat » que je me suis permis de remettre au pied de ce poème)
Goujate !
Votre pet fut exquis, monsieur,
Et de mon pet au lit ne vous chagrinez point
Car il est le témoin, vient à Brûle-pourpoint
De vos cléments fayots qui donnent embonpoint !
Je vois qu'en ce matin où je donne l’appoint
A ce bruit lent et chaud, je vous sens mal-en-point !
Ce prout ainsi vous heurte après ce doux champ oint,
Si votre nez à peur offrez des clémentines,
Je crains qu’avenir soit pour vous sans Valantines !
Savourer un vieux vent est pour vous chose faite,
La flatuosité était pourtant parfaite !
Monsieur je me retire et vous laisse à la jatte
De peur d’être traitée de vilaine goujate !
©Jean-mi
(Oint : Frotté d'huile ou d'une substance grasse)

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