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Alain
A Marcek.
Il pleut quelquefois sur le monde
Des menaces, des impostures
Qu’on en oublierait la nature
Et ces forêts et ces bocages
Tant l’homme a créé tant de cages
Qu’ainsi la vie nous semble immonde !
Il est pourtant cet enfant blond
Qui joue dans les rais du soleil,
Des musiques qui émerveillent,
Un bel amour au soir tombant,
Ce quelque chose de troublant,
Les ombres douces d’un vallon !
Et dans le creux des mains des hommes
Une lueur apprivoisée
Aux longs de ces routes boisées
Que nous suivons le cœur ouvert
Comme chanterait un trouvère
Les beautés de la vie qu’on gomme !
Il est ce ruisseau galvaudant
De pierre en pierre et son murmure
Effleuré de quelques ramures
Dont la chanson toute discrète
Eblouit nos âmes secrètes
Et vont nos cœurs, ainsi, cédant
A la beauté de cette vie
Qui parle haut, qui dit : encor
Eveillez vos regards d’accords
Mélodieux, de mains tendues
Comme à vos jours – inattendu -
Le bonheur coule en vos envies !
Alain Girard
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