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transportées par les vents comme le sont les paroles
Nous ne trafiquons pas quelque bien inutile
Plein de vains mots savants nés d’un langage habile
qui vous habillent en souverain ou vous affolent
nous ne sortons pas d’un monde souterrain comme l’or
serviteur du malin qui rend viles les âmes
ni de la bouche du volcan cracheur de flammes
chargé de fiels nous n’avons pas l’odeur du souffre
nous donnons un concert pour les âmes qui souffrent
adulés par les arts et par les écrivains
nous volons toutes ensembles au service du divin
comme les guirlandes accrochées au sapin
Nous animons les rues les trottoirs de la ville
Propageant la musique en habits de lumière

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