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La rue se vide,
Laissant aux paleurs des réverbères
Les reflets des morsures de la nuit.
Aux pavés usés
labourés par le temps,
La rue se meure .
Ces villes fermées de l’intérieur,
Avec leurs voleurs de bonheur,
Leurs tours grises, navires de banlieues,
Avaleurs d’anonymes
Devant la nuit qui s’affale.
A l’aube des ombres nocturnes
La rumeur arrive ....
Il n’y aura pas de rêves ce soir...
Que la longueur des silences
avec le temps qui a perdu sa mémoire.
Paroles muettes,
Voix sans issues.
Voies sans issues.
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