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LA PLAGE
La plage se languit dans le souffle du vent,
Elle s’étire et s’accroche aux rochers mouillés,
Les vagues d’un soupir, caressent doucement,
Les galets.
Sur le sable presque chaud, d’un matin d’hiver,
C’est à coups de pattes qu’un crabe fait un nid.
Un promeneur s’assoit, pensif et solitaire
À l’abri
Dansant sur le fond bleu, d’un ciel bien incertain,
Les mouettes à grands cris cherchent leur nourriture.
Un voilier endormi, déploie dans le lointain
Sa voilure.
Jouant patientes, dans les algues de la grève,
Les vagues se replient soumises et inlassables,
Dessinant tour à tour, un visage ou un rêve
Sur le sable .
Le dos voûté, triste, l’homme s’est éloigné,
Laissant sur la plage une partie de sa vie.
Un simple mot d’amour, écrit là à ses pieds :
« Amélie »
Et le vent de la mer, tel dieu des destinées,
Efface une à une, lettres et traces de pas .
Les amours s’endorment, sous le sable de mai
Ne les réveillez pas.!!
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