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Je vous ai vu dormant , auprès de la fontaine,
Attendant qu’un peu d’eau vienne désaltérer
Votre gorge trop sèche et le sang de vos veines,
Vous reposiez si bien, je n’ai fait que passer .
Je vous ai vu marchant , en haut de la colline,
Attendant que le ciel se couvre de noirceur
Que des milliers d’étoile votre vie illumine,
Mais vous étiez si loin, où était votre cœur?
Je vous ai vu rêvant , assis là sur la grève,
Attendant que les vagues vous ramènent l’espoir
D’un amour incompris , de quelques heures trop brèves,
Perdu dans vos pensées , vous ne pouviez me voir…
Je vous ai vu parlant , à cette femme si belle,
Attendant d’elle un geste, qui pourrait vous montrer ,
Qu’elle vous aimait vraiment et était bien réelle,
Vous étiez occupé, je n’ai pas dérangé …
De collines en fontaine, et d’eau en rêverie,
J’ai longé le sentier au votre parallèle.
Je vous ai tant aimé, bien plus que toutes celles
Qui prenaient votre cœur. Pourtant je n’ai rien dit …
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