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Quand revient l’août le ciel se pare de gros nuages
Ils apparaissent comme les perles d’un collier
Se suivent comme les moutons à la laine blanche
ils pâturent dans l’azur quand le loup n’est plus là
Dès qu’un rayon les touche couronnés d’épis d’or
ils deviennent des lions à la crinière épaisse
Certains se font voiliers partis sans instrument
ils parcourent le ciel à la recherche du vent
ou dorment sur leur ancre dans des golfes d’azur
D’autres qui se prélassent comme le corps des amoureuses
Montrent des fesses immenses des tétons comme la lune
Ils prennent des poses sur des coussins moelleux
des anges mignards les éventent ils dansent et jouent
Tandis que d’autres les joues roses salivent autour d’eux
Alain

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