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L’herbe sifflait contre ses jambes nues,
et dans ses cheveux doux s’accrochaient parfois
quelques pétales de fleurs qui restaient suspendues
comme des étoiles qui brillaient près de moi
Les fauvettes qui chantaient sur les coteaux et dans les bois
là où commença notre amour, le cœur battant l’envie de t’embrasser
de nous rouler dans les champs de blé
et l’appel incessant des coucous répliquait les lancinants baisers
que tu me donnais avec désir ; le feu était en moi
Même le ruisseau avait aussi sa figure de printemps
et dans son lit de galets lavés et relavés par les grosses crues de l’hiver
les poissons se retournaient dans l’eau claire, si fiers
de montrer qu’ils s’accoupleraient bientôt …
Ils auront des petits alevins sautillants….
La nuit commença a tomber, on décida de rentrer à la chaumière
petit village de Sart-Custinne en Ardennes ; notre lit de plume était froid
on se blottit nu sous l’édredon, c’est la que l’on conçu notre enfant de lumière
qui changea toute notre vie. Tes yeux brillaient, tu t’étais donnée a moi
Le soleil venait de se lever avec nous, il rayonnait de voir le bonheur
qui avait fait de nous de futurs parents sans le savoir ; nous lui avons donné un cœur
qui arrivera pour janvier. On dit qu’un enfant vient fleurir la maison
Cela est vrai : les fauvettes avaient leurs oisillons, les poissons leurs alevins qui grandiront
et notre enfant né de notre amour, grandira dans la douceur de nos « je t’aime » et nous regarderont ses premiers pas, son sourire et ses bras se tendre vers nous qui l’aimerons
MEUNIER J.-C.

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