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Rappelles-toi le chemin
Rappelles-toi notre destin
On était jeune, pas bête,
mais l’amour en tête !
Tu as voulu me mettre
dans les bras d’une autre !
Tu n’avais rien ciré et pourtant…
Tu m’as regardé.
J’ai dormi chez tes parents
la tête toute retournée,
tu me prenais pour un paysan.
Il t’arrivait même de rire de moi
ma chemise dépassant de mon pantalon.
Je ne parlais à personne de l’histoire.
Ma bêtise fut de te conduire le soir
à travers les rues de Bruxelles avec ma voiture
que tu aimais plus que moi et sans savoir je te
ramenais chez toi en hiver, si long et si froid
et tu prenais une couverture pour te couvrir
sur les autoroutes empruntées la nuit.
J’ai dormi dans des draps pleins de punaises
et toi tu étais bien au chaud dans ton lit.
Je n’étais as gâter par la vie : pas de fenêtres.
J’étais seul à penser qu’il valait mieux repartir,
ne plus revenir et baisser les bras où peut être
j’aurais rencontré les oiseaux de ma race.
Tu as su me tenir prisonnier dans tes bras
toi seule a été le fruit de mon dernier voyage.
Tu as su m’apprivoiser ce que les autres filles
n’avaient jamais réussi à faire.
Tu as su me faire dire « oui », tu es arrivée à
m’épuiser, ne me demandes pas comment
et les ailes refermées, tu m’as regardé, moi
l’oiseau blessé de toute une année passée
j’ai fait mon nid chez toi, mes enfants viennent
de toi, mes souffrances, mes rires, ma lumière,
mon destin, c’est encore toi qui nous as tracé
à jamais le destin.
18.7.1999
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