L’Île- aux-mots

 

Mes poèmes - Moi

 

ÉTEIGNONS LE COURROUX

le dimanche 13 novembre 2005, à 13:37. Posté par Lucille


ÉTEIGNONS LE COURROUX

Je suis la fin de tout,
Avant ce qui commence
Et j’erre un peu partout
Au soir de ma dormance.

Je suis comme un remous
Remplie d’incohérence,
Un gros nuage mou
Perdue dans le silence

Je ne suis qu’une roue
Sur un chemin immense
M’enlisant dans des trous
Trop vide d’impuissance.

Je suis l’une de vous,
Légère, insouciante,
Présente au rendez-vous
D’une vie émouvante

Et je pleure à genoux
Sur la pierre tremblante,
Quand la guerre dénoue
Sa violence oppressante.

Quand coule sur ma joue
Une larme impatiente,
C’est un précieux bijou
Pour mon âme hésitante.

Je veux rester debout
Quand le matin s’avance,
Résister jusqu’au bout
Aux flots d’indifférence.

Je ne sais pas jusqu’où
Ma main est sans défense,
Mais je sens sur mon cou
Se serrer l’existence

Et je sens le dégoût
Chaque fois que j’y pense,
Ma révolte a le goût
De la vraie répugnance

Honte sur l’homme fou
Qui tue ou bien offense,
Qui ignore et bafoue
La beauté de l’enfance

Tel humain se fait loup,
Un être sans conscience,
Envieux et jaloux
Pour cacher sa souffrance.

Quel espoir est pour nous
Après ces mots d’errance ?
À chaque été renouent
L’homme avec ses semences,

La moisson du mois d’août
Est chaude et rassurante,
Le vent au souffle doux
M’offre sa voix chantante.

Je sais, rien ne résout
Les progrès de la science
Car la terre est un zoo
Pour l’enfant sans défense.

Refermons le verrou
Sur l’esprit de vengeance,
Éteignons le courroux
De notre indifférence.

Luce-Île





<< Retour aux poèmes

 

commentaires ( 5 ) (Ajouter un commentaire)
Réjane le dimanche 13 novembre 2005, à 14:01
Beaucoup de questions qui n'auront peut-être jamais de réponse, mais qu'il est bon de se poser. Grande lucidité dans ce poème qui résume tant de notre vie quotidienne, bravo à toi ! :-)

Luce-Île le dimanche 13 novembre 2005, à 14:23
C'était une cogitation sur deux sons :-) Ok, moi je pose les questions et toi, tu trouves les réponses :-)

Taj-Eddine le mardi 29 novembre 2005, à 04:08
Comme la paix est possible mais les vents violents la secouent sans cesse. Souvent l'air léger de l'idifférence la secoue. :-) Amitié.

Luce-Île le mardi 13 décembre 2005, à 16:32
Bonjour Taj! J'aime bien "gueuler un bon coup", ça me calme, après ça va mieux! Faut pas t'en inquiéter :-)

Dago Laborel le samedi 31 janvier 2009, à 09:17
Très beau (j'adore personnellement l'alternance "7 feminine, 6 masculine" qui donne toujours du charme et de la limpidité

Ajouter un commentaire à ce poème en tant que :

Vous devez être connecté sur Mespoemes.net pour poster un commentaire.

 

 

Mes poèmes - Moi

 

Hébergé gracieusement par MesPoemes.net - Créer un site internet