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Seule, face à sa photo,
Mes joues éclaboussées
De larmes, tel un crescendo
Je hurle ma douleur, peinée
Et impuissante.
Je maudis le monde truffé
D'égocentrisme insolent,
Qui m'a détruitte,blessée
Et vidée de tout sentiment
Hormis la souffrance.
De là-haut elle m'attire
Par son visage paisible
Qui m'accable, me déchire.
L'atteindre m'est impossible
Mais je l'implore.
Et à elle, je m'accroche,
Seul havre de salut.
Et ma vie s'effiloche,
Désemparée et sans but
A jamais solitaire.
Petite maman, mon ange,
Aide-moi, je te vénère.
Vivre est une souffrance
Sans toi pour guider mon être.
Et je t'aime.
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