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Ballotté par le vent frais, un chant cristallin
Joue malicieusement avec un sapin
Les bras tendus vers l'azur d'un ciel lumineux
La nymphe, debout, surmonte un rocher bleu.
Intéressé par cette voix juvénile
Un oeil très curieux a jailli d'un fenil
En frappant du bec, sa tête colorée
A scandé en sourdine la mélopée.
Répondant au "tac-tac-tac" de l'oiseau lyre
Le refrain virevolte dans un délire:
Vocalise, contre-ut, de plus en plus haut...
et s'installe le duo : nymphe et oiseau
Rivaux et complémentaires, ils s'amusent
Et font du chant un hymne flottant qui muse.
Emporté par le Foehn, il s'enroule taquin
Puis flatte l'ouie d'un saumon très malin.
La fin de cette "contine" est facile:
Trois larrons: la nymphe l'oiseau, le saumon
s'amusent ensemble, rieurs, indociles
A étonner les promeneurs et les santons.
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