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Petit bout d'chou recrroquevillé,
Au fond d'un fauteuil démesuré,
Tu palpites d'effroi, seul.
Ta quête de survie
Emane d'une force maîtrisée
Par tant d'années de cruelles blesures
Jamais apaisées et
Attisées par des bourreaux sanguinaires.
Petit bout d'chou crapahuté,
Au bord d'un lit trop grand,
Tu glisses, solitaire, horrifié,
Par la déraison du tortionnaire
Seduisant, puissant et maître.
Tu expulses, étiolé, ces obsessions
Perpétrées par des agresseurs monstrueux,
A jamais attentatoires.
Petit bout d'chou sommeillant,
Au côté d'un fantôme illusoire,
Tu flottes, auprès d'une chimère.
Ton coeur quitte son cocon
Tel un leurre apaisant
Et tu meurs, le soufle d'un instant,
Pour anéantir le malheur infamant, façonné
par ces démons sacrilèges.
Petit bout d'chou combattant,
Au virage de ta vie meurtrie,
Tu te révoltes, conforté
Par le combat bancal du bien contre le mal.
Accroché à ce dernier espoir
Tu agglutines ta légitime résistance
Au devant d'un Prétoire sceptique et mécréant
D'une suppliciée souillée.
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