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Petite fille de sept ans, asservie,
Tu oeuvres plus de quinze heures chaque jour
Dans un hangar chauffé à blanc par le climat.
Tu suffoques pour gagner quelques sous par mois
Afin que ta famille apaise, un peu,
La famine qui les tenaille années
Après décénnies :et tu es soumise!!!
Ton négrier veut un rendement optimal
Faisant fi de la soif, la faim, la fatigue.
Et mille enfants attendent que ta force
Décline.De ces mille autres bouts de choux
Un seul te supplantera et se soumettra
Aux cadences démoniaques, choisies,
Horreur! par ce bourreau avide de vigueur.
Tu t'endors sur un sol crasseux,affamée,
Crevée, rêvant d'une vie humaine;
D'un monde où vivre est amour et douceur.
Mais la réalité te hurle:"au travail"
Sous le masque monstrueux de ton négrier
Houspillant, insultant, ordonnant: vitesse,
Célérité, dextérité.Sommeillante
Tu reprends, tel un forçat, le travail sans fin:
cousant, tissant.Puis lasse tu t'étioles.
Tu t'endors enfin et flottes vers le soleil
Alaaanguiee, heureuse, paisible, libre.
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