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Stances à la nuit (au bord d’une plage)
La nuit a déroulé son tapis de silence,
Les nuages s’endorment dans les bras des étoiles,
C’est l’heure licencieuse où les rêves commencent
Sous le rond de la lune et son visage pâle.
Le miroir des étangs me renvoie le reflet
De cette pleine lune mise à découvert
Sous laquelle je vois les roseaux s’incliner
Pour faire révérence au halo de lumière.
Dans le port les voiliers ont renversé leurs quilles,
Il n’y a plus de mâts, l’ombre les engloutit,
La nuit a ce pouvoir, souvent elle démaquille
Ce que le jour fait naitre le temps d’une accalmie.
On distingue à peine la plage de la mer,
Tout semble réunir un même paysage,
Au loin un ancien phare mime un réverbère,
Et le ressac des vagues roule les coquillages.
Je marche là, pieds nus sur les dunes de sable,
Tout en levant les yeux vers les astres lointains.
Je parcours ce chemin des étoiles, capables,
De me faire marcher jusqu’au petit matin.
J’ose imaginer que je suis seul au monde
Et que pour un instant, le bonheur est ici :
La mer semble si plate, pourtant la Terre est ronde,
Et moi de sa rondeur, j’enfante l’utopie.
Je respire cet air au léger parfum d’iode,
Le voile des poumons gonfle sous les embruns.
Je me sens amarré…mais je suis en exode
Et je pars sans savoir si j’ai le pied marin.
Claude écrit le 4 Août 2026
(après une promenade nocturne en solitaire,
la nuit, au bord de la mer.)
Stances à la nuit au bord d’une plage
La nuit a déroulé son tapis de silence,
Les nuages s’endorment dans les bras des étoiles,
C’est l’heure licencieuse où les rêves commencent
Sous le rond de la lune et son visage pâle.
Le miroir des étangs me renvoie le reflet
De cette pleine lune mise à découvert
Sous laquelle je vois les roseaux s’incliner
Pour faire révérence au halo de lumière.
Dans le port les voiliers ont renversé leurs quilles,
Il n’y a plus de mâts, l’ombre les engloutit,
La nuit a ce pouvoir, souvent elle démaquille
Ce que le jour fait naitre le temps d’une accalmie.
On distingue à peine la plage de la mer,
Tout semble réunir un même paysage,
Au loin un ancien phare mime un réverbère,
Et le ressac des vagues roule les coquillages.
Je marche là, pieds nus sur les dunes de sable,
Tout en levant les yeux vers les astres lointains.
Je parcours ce chemin des étoiles, capables,
De me faire marcher jusqu’au petit matin.
J’ose imaginer que je suis seul au monde
Et que pour un instant, le bonheur est ici :
La mer semble si plate, pourtant la Terre est ronde,
Et moi de sa rondeur, j’enfante l’utopie.
Je respire cet air au léger parfum d’iode,
Le voile des poumons gonfle sous les embruns.
Je me sens amarré…mais je suis en exode
Et je pars sans savoir si j’ai le pied marin.
Claude écrit le 4 Août 2026
(après une promenade nocturne en solitaire,
la nuit, au bord de la mer.)
Illustration musicale:
Alain Bashung : ''La nuit je mens''
https://www.youtube.com/watch?v=WX8pzwtwlX8&list=RDWX8pzwtwlX8&start_radio=1
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